dimanche 13 novembre 2016

Panique à bord, maman est malade

Il y a un mois je me suis réveillée avec un torticolis. Un banal torticolis à la base du cou et de l'épaule. Après quelques jours de "deep cold" et de motrin, le tout rentra dans l'ordre, enfin presque tout. C'était encore un peu là, mais ça ne m'handicapait pas. Bref, la vie continue.

Un petit mal de seins commence alors à s'installer, normal, mes règles approchent à grands pas! C'est le signal, mal de seins, mal dans le bas du dos et fatigue aiguë = tante Flo s'en viens pour une visite. Ma chère tante Flo Abondant arrive en même temps que bébé perce une dent. T'sais quand t'as besoin de beaucoup de sommeilles mais, à la place, tu te tapes des pleurs inconsolables de bébé, t'as mal au dos, mais faut bercer bébé pour le soulager. Un petit amour qui souffre et te le fait savoir avec rage à longueur de journée. Ouf! Je te dis que maman c'est fait des muscles cette semaine-là! La dent à percer et tante Flo est rentré chez elle.

Maman elle, elle est à bout! À bout de souffle, à bout de tout! Madame la congestion semble s'installer, les sinus font mal, la tête fait mal, je ne vois plus claire, on dirait que mes amygdales sont enflés, mais mes amygdales n'y sont plus. Elles ont pris le bord il y a de cela 23 ans. Il y a donc quelque chose qui enfle dans mon cou. De petits vertiges s'installent, parce que t'sais, pourquoi pas? La pression s'amuse à chuté pour le fun puis le mal de seins, bien, la tante Flo l'a oubliée.

Je la rappelle pour lui signaler l'oublis, mais elle semble me faire comprendre qu'elle n'y est pour rien, ce n'est pas elle qui l'a perdu. On laisse passer quelques jours, le mal de sein se fait plus insistant, ça tire dans l'aisselle, dans les côtes, dans le dos. L'épaule me fait terriblement mal. Je m'auto-examine à la recherche de quelque chose de pas normal. T'sais quand tu pèses tellement fort que tu es rendu à t'auto-examiner le poumon?? Je panique un peu parce que oui c'est enflé et ça fait mal. C'est comme pas une boule, comme une masse weird. Le mal lancinant bouge. L'aisselle est gonflée. T'essaie de te dire que c'est parce que tu as pris du poids et tu as besoin de changer de taille de brassière, c'est pour ça qu'elle te laisse des marques rouges juste d'un côté?

Tu ne veux pas y penser mais c'est là. Tu essaies de l'ignorer, mais ça pince puis ça élance. On devient un peu parano, toutes les hypothèses y passent, la fatigue, le mal de dos, t'sais c'était pas mal extrême la semaine dernière! Puis, je me surprends à y penser, parce que j'essaie d'endormir ma fille, elle qui a encore mal aux gencives et qui passe des journées de marde! Je la regarde puis, je me dis que j'aimerais être là pour ses 5 ans. Tout d'à coup que c'est grave. Tout d'à coup que j'ai choppé le cancer?

Bien non, ce n'est pas ça, arrête t'as juste 35 ans! En plus tu ne les as pas tout à fait, c'est juste dans 3 semaines! Oui mais le cancer lui, il ne demande jamais à voir tes cartes d'identité avant de frapper. Il s'en fout pas mal que t'aie 22 ans ou 82! Le mot on se l'est jamais dit. Il était juste là, dans nos têtes pendant qu'on essayait de trouver une raison plus rationnelles. Les quelques minces heures de sommeilles où j'aurais pu récupéré un peu, je ne pense qu'à ça, à mes symptômes, au fait que je commence à avoir peur de traîner ma fille à bout de bras parce que les étourdissements s’aggravent. On ne dort plus, je manque d’appétit, mon chum brise de la vaisselle (accident de gars nerveux qui s’inquiète). Puis il cassa le bol qui fit déborder le vase?

Je dois aller chez le médecin. Plus le choix, on arrête de niaiser parce qu’ont ne vit plus, ont survie à peine t'sais! Le rendez-vous est pris, la grand-maman est appelée pour garder. On commence l'attente. Les heures d'angoisse où je me répète les symptômes pour ne pas en oublier un, comme si je répétais un oral. Comment j'introduis tout cela au médecin? Il y en a du stock! Le sein m'élance et ne me laisse pas dormir.

J'ai passée par toute une gamme d'émotions. La résilience, la frustration, la peur. Tout y est passé. Je ne me sens pas bien et j'ai peur.

 Le rendez-vous arrive, finalement grand-maman est reparti chez elle parce que papa peux garder. Je serai partis pour 2 heures. En revenant bébé pleur inconsolable dans les bras de papa exténuer. Bébé avait fait pipi partout lors d'un changement de couche, s'était réveillée en crise, rien fonctionne, toutes les indications laisser par maman ne fonctionnent pas, en plus le chat n'arrête pas de miauler parce qu'il est inquiet (il fait ça le fatiguant, quand bébé pleur, le chat pleur pour nous dire que bébé pleur. Un cercle infernal). Eh puis???

"J'ai une grosse inflammation du pectoral". Ben oui toi, le cancer ce n'est pas pour cette fois-ci. Je ne dit pas qu'un jour on ne se rencontrera pas, j'espère juste que ce jour-là tu vas me carter avant, t'sais, questions que j'aie au moins 82 ans et que j'aie le sentiment d'avoir vécus ma vie! Pour l'instant on traite un virus qui colle parce que je suis trop exténuée et une inflammation du pectoral et de l'épaule. C'est ça la masse weird, les élancements, le sentiment d'aisselle gonflée. On me prescrit du repos et de l'aide. Ouep, du repos, ménager mon épaule, des motrins et de l'aide, comme si cela était possible lorsqu'un bébé de 17 lbs sort 2 dents!

L'épaule et le pectoral font encore un peu mal, c'est normal, ça prend du temps à guérir, surtout qu'une des deux dents n'est pas encore toute sortie. Ça se replace par contre, j'ai moins de tiraillement, moins d'étourdissement, ouf!

Papa est soulagé, la maisonnée retrouve tranquillement son état normal. Maman est très fatiguée, endoloris et le ménage n'est pas à son goût, elle essaie de prendre ça mollo, parce que papa lui a dit qu'elle ne pouvait pas être malade, ça ne fonctionne juste pas sans elle! Anyway, je n'avais pas prévu me refaire une frousse pareille!

mercredi 2 novembre 2016

Bien au chaud derrière ton écran.

Quand j'ai commencé ce blog c'était pour faire un genre de mini-thérapie. Une maman à la maison, déborder par-dessus la tête, le coeur gros qui avait besoin de laisser sortir le stresse quelque part. Puis, je me suis dit, tiens un blog, un blog où je me vidais le coeur et partageait mes expériences avec ceux qui voulaient bien m'écouter. Même si personne ne lisait, pas grave, c'est lancé, ça fait du bien.

Puis un jour quelqu'un m'envoya un message un peu haineux.  Elle n'avait pas aimé voir des fautes et me semi-blastait. Elle a effacé son commentaire, mais les commentaires je les reçois quand même en courriel. Sur le coup j'étais frustrée, j'ai eu envie de lui envoyer un remerciement remplis de sarcasme qui mettait au clair, tout en restant extrêmement polie, que si mon blogue ne l’intéressait pas, elle n'avait pas besoin de me le lancer en pleine face, elle pouvait juste poursuivre son chemin et faire comme si elle ne m'avait jamais lu. J'ai écrit un texte extraordinaire. Le genre de textes hyper poli, plein de gentillesse. Le genre de message où tu te sens vraiment cheap après. Je l'ai effacé. Je ne l'ai pas envoyé parce qu'après avoir dormi la dessus je me suis dit que je ne voulais pas être ce genre de personne.

Le genre de personne qui, habiller en mous, dans le confort de son salon, lit des blogues, des pages internet, regarde des sites personnels d'instagram et lance ici et là des commentaires désobligeant. Des commentaires impolis, qui crie son opinion haut et fort un peu partout. Avoir une opinion c'est bien, je t'encourage même à en avoir plus. Cela ne veut pas dire qu'il est bon de le crier partout. J'ignore ce qui se passe avec cette nouvelle "mode" ou tout le monde "post" partout ce qu'ils pensent sans penser que de l'autre côté de la page, il y a un être humain, avec des émotions, une vie, des complexes, qui reçoit ça en pleine face. Gratuitement, comme ça! Une opinion ça peut être une critique constructive, il y a toujours une façon de dire les choses sans avoir à mettre un peu de méchanceté.

Je vois des commentaires tellement dégradant sur les pages de personnalité publique. En répétant tout le temps que s'ils ne veulent pas avoir de commentaires ils n'avaient rien qu'à ne pas avoir de vie publique. Euh quoi? Une personnalité publique reste un être humain à la base qui fait un métier que peut-être envies-tu? En quoi est-ce que ça te donne le droit de le dénigrer? Est-ce que cela te fait sentir plus fort, mieux dans ta peau? Est-ce que de lui donner de la merde rend ta situation meilleure? Un meilleur salaire, une plus belle vie? Je ne pense pas! Tu as tout à fait le droit de détester une personnalité publique, que quelqu'un te tape sur les nerfs, ça ne veut pas dire que tu es obligé de t'assurer que la personne en question le sache.

Imaginez si tous ces gens faisaient la même chose sur la rue? Non mais quel cirque ce serait. Imagine toi en train de faire tes courses tout simplement, habiller en "linge de travail" , les cheveux un peu toute croche parce que tu "rush" tu es pressé, t'as eu une grosse journée de marde, tu fais dure mais t'as pas le choix, là maintenant. Tout bonnement, comme ça "out of nowhere" quelqu'un t'approche pour te dire "fuck c'est vraiment laid tes cheveux, grosse salope" et poursuit son chemin, comme si les mots n'avaient aucune importance, comme si t'existais pas vraiment donc c'était correct de te traité comme ça! Eh bien quand tu laisses un commentaire à quelqu'un parce que toi tu trouves ça laid ses cheveux, c'est exactement la même chose. Excepter que tu ne vois pas la personne fondre en larme de l'autre côté de ton écran. Non, toi tu poursuis ta vie comme si rien n'était arrivé. Satisfait d'avoir dit tout haut ce que tu aurais pus simplement penser tout bas.

Est-ce que c'est ça la liberté d'expression qu'on travaille si fort à défendre? Tan qu'à moi, se garder une petite gêne ne rendrait pas les gens plus angoisser. T'sais, avant de cliqué "Publié" réfléchit donc aux conséquences de tes mots.


samedi 15 octobre 2016

Attendre Noël.

Je vis d'imagination. J'en ai trop, j'ai toujours été comme ça. Je vis dans ma tête, c'est tellement plus beau dans ma tête que dehors, pas le dehors de l'extérieur (quoi que), juste le dehors de ma tête. Je me souviens qu'un jour j'étais dans l'autobus scolaire et je suis entrée dans mon monde imaginaire et j'ai eu soudainement très peur. Je me suis dit "ah non pas ici! laisse-moi tranquille imagination, tu peux pas me suivre dans l'autobus". J'essayais d'empêcher mon monde imaginaire de m'envahir hors de la maison, parce que je savais que ça prenait trop de place et que je ne pourrais plus le contrôler. Et si ça débordait à l'école?? Si je laissais mon imagination allée dans l'autobus, mon monde prendrait le dessus sur la vie normal. Puis un jour je cédai. Comme je croyais, mon imagination l'emporta et m'envahis partout. J'ai toujours voulu que quelqu'un invente une imprimante que l'on peut "pluggé" directement à la tête et qui pourrait imprimer toutes mes histoires. Mon dieu que je serais une auteure célèbre! J'ai tellement d'histoire qui déborde de ma tête. Pourquoi une imprimante? Parce que ça va trop vite, je n'ai pas le temps de tout écrire, tout noter. Un jour peut-être? Pour l'instant je déverse ma tête dans un blog.

J'aime l'imaginaire, la magie, l'enfance. Je ne crois pas être entrée dans le monde adulte. On dit souvent qu'en grandissant/vieillissant, on délaisse notre imagination et notre naïveté pour faire place à cette course effrénée qu'est la vie d'adulte. Je ne suis pas rendue là, ma tête déborde un peu trop. J'ai l'émerveillement trop facile. Un petit rien trop beau me fait pleurer. J'ai toujours eu beaucoup de facilité avec les enfants et je crois que c'est parce que j'ai gardés ma magie et mon monde d'enfant. Il n'y a rien de plus merveilleux que le monde des enfants. J'aime leur faire découvrir des choses merveilleuses.

J'ai hâte de faire découvrir ce monde magique à ma fille. Lui faire voir la vie à travers mes yeux. Elle raffole déjà des livres et ça, ça me rend tellement heureuse! J'ai produit un petit "bookworm".
Elle s'émerveille lorsque je lui construis une tente. J'ai hâte de lui faire découvrir l'automne. Lorsque le froid s'installe doucement, se coller sur le divan avec un chocolat chaud et un film. Faire un ragoût à la mijoteuse et être envahie d'odeurs alléchante et réconfortante. Traîner dans un pyjamas en flanelle! Aller marcher dans les feuilles multicolores. Puis la première neige. Les tout premiers flocons qui tombent, ça me rend tellement folle de joie!

Puis viens Noël. Le moment de l'année que j'attends avec tellement d'impatience. Je suis née 1 mois jours pour jours avant Noël. Lorsque j'étais jeune, ma mère installait les décorations et le sapin la journée de ma fête. Je crois que j'avais hâte à ma fête principalement pour les décorations de Noël. T'sais le film "Elf" avec Will Ferrell? Bien c'est tout moi ça. Oh oui, "folle de même". Tout le monde le sait ça! La musique de Noël chez moi ça commence très tôt, c'est jour et nuit et je ne m'en lasse JAMAIS! Au grand dam de mon conjoint d’ailleurs. Ironiquement je partage ma vie avec The Grinch. J'ai tellement hâte de présenter Noël à ma fille (t'sais, comme si c'était une personne). Dire qu'elle n'a aucune idée de ce qui s'en vient. Elle ignore même qu'une telle chose peut exister. Elle ne ce doute de rien, pas comme les enfants de 2-3 ans qui ont un petit souvenire des années précédentes. Non, elle n'a pas d'année précédente, c'est là que ça se passe, cette année, ma fille va rencontrer Noël pour la toute première fois. Oh oui, maman est folle de joie. J'ai déjà écrit le scénario. Je la mets au lit comme d'habitude puis j'installe toutes les décorations et le sapin. Quitte à finir à 2h du matin .Oh my god maman, tu vas tellement le regretter le lendemain après-midi quand tu n'en pourras plus de la vie puisqu'elle, elle va avoir encore beaucoup trop de "gaz". Haha, pas grave, ça vaut la peine.

Fac pour en revenir à mes moutons, je vais décorer la maison au complet, monté le sapin. Le lendemain matin quand elle va se lever à "fucking 5h", parce que c'est temps-ci y a plus moyens de dormir jusqu'à 7h! Je vais aller tout allumer les décorations avant d'aller la chercher. J'ai tellement hâte de voir son visage, le visage d'un enfant qui découvre MON Noël pour la toute première fois. Je dis MON Noël, parce que c'est pas ton Noël normal, c'est un Noël exagéré, disproportionner.

Je l'attends ce merveilleux moment. Plus de 31 jours avant le JOUR N! Le moment où tu entreras dans mon monde par la grande porte. Celle qui a des guirlande de lumière multicolore et des flocons de neige.

En résumer, si je pouvais comparer ma tête à un objet, ce serait surement une boule à neige. Il y a des flocons, de la magie et beaucoup trop d'imagination. Tu verras, je ferai de la tienne la plus merveilleuse des boules à neige.

vendredi 7 octobre 2016

Le retour à l'essentiel.

J'ai toujours voulu des enfants. Idéalement 3 ou 4. Je sais, tu te dis que je suis folle en 2016 vouloir 4 enfants. Eh bien non, je viens d'une famille nombreuse, j'ai moi-même 3 petits frères tous de même parents qui vivent encore ensemble après 40 quelques années. Finalement, nous en aurons deux, si la vie nous le permet. Deux c'est bien en masse finalement pour 35ans et 2016. J'ai vieilli, je me suis informée. J'ai lu, j'ai regardés les documentaires. Mon conjoint et moi on se passionne pour la science, l'histoire et le savoir en général. Plus on peut entrer d'informations dans notre cerveau, mieux c'est! Au point ou lorsque nous avons changés de compagnie de câblodistribution, lorsque fût le temps de les sélectionnés nos chaînes, nous nous sommes arrêté un instant pour rire de nous-mêmes et se dire "my god, le gars va se dire, mais quelle famille de nerds plate!" . Ben oui, c'est tout nous ça, on est plate pis on est heureux plate! On est plate, mais informer!

Pendant qu'on étaient en "essaie bébé" je me suis même posée une question viscérale. Avec toute l'information que je possède, est-ce que je devrais produire un autre petit être humain? Parce que moi j'ai déjà une trentaine d'année de fait sur la terre, il m'en reste un peu plus de la moitié. Mon bébé lui, commence sa vie et s'il voyait la fin du monde? Non, la fin du monde n'arrivera pas, dans 100 000 ans il y aura toujours des maudites coquerelles laitte. Verra-t-il la fin de l'espèce humaine? Je ne veux pas que mon enfant en souffre. J'ai vraiment eu l'hésitation, mais en même temps je me suis dit que peut-être que cet enfant là pourrait grandir avec la mentalité que j'ai acquise au fil du temps, sois de respecter la terre sur laquelle nous vivons. De faire sa part, de protéger nos ressources parce que c'est important, parce que tu dépends de tous ça!

Depuis le moment où elle a commencé à grandir dans mon ventre nous avons changé beaucoup de choses dans nos vies. Nous essayons de vivre mieux, d'être de meilleurs êtres humains, de lui montrer l'exemple. Ce n'était pas difficile, on dirait que ça vient tout de seule. Sa venu au monde nous as donné un besoin de changer pour le mieux, pour lui assurer un avenir et une santé. J'entends souvent que ça ne sert à rien de poser des gestes si personne d'autre le fait. Eh bien non, si tout le monde pense comme ça, y a rien qui se passe. Toi es-tu obligé de ne pas faire la différence juste parce que tu penses que personne d'autre le fait? À coup de toute petites actions, de grandes choses peuvent se réaliser.

J'ai envie de voir ma fille grandir et s’épanouir dans notre petit monde un peu plus propre, moins dépendant et plus amusant.  Après tout, si elle grandit de cette façon, pour elle cela deviendra naturel, pas forcer. J'aimerais vraiment réaliser mes objectifs où m'y rapprocher le plus possible. Avoir l'impression de faire une différence dans mon petit cocon familial.

Bon, je sais que je suis gossante avec mes envies de vie meilleure! Il va falloir m'endurer, ma fille et mon congé parental me motive a 110%! Je veux faire une différence, un petit pas de fourmis à la fois. Qui m'aime me suit! Comme dirait l'autre. ;)

vendredi 30 septembre 2016

Le bilan des 6 mois.

Premièrement, euh quoi? Ça fait vraiment déjà 6 mois que je suis maman?? Où sont passés toutes ces semaines?? Suis-je vraiment au milieu de mon congé parental? Est-ce que les prochains 6 mois vont passer plus vite??

Six mois déjà, ça commence à devenir intéressant. Mon bébé commence à se tenir de mieux en mieux assise seule. Elle cherche toujours à nous imiter. Elle rit super fort et commence à nous faire de petit câlin. Ah j'avais hâte aux câlins!! J'aime donc ça, un câlin de bébé, il n'y a rien de plus pure, il n'y a pas de façon de dire je t'aime aussi fort qu'un câlin de bébé. Jouer devient de plus en plus fun car elle interagie. Elle ADORE les tentes. Ça, ça me fait tellement plaisir! Lorsque j'étais jeune je construisais les tentes les plus "cool" au monde pour mes frères et moi. Je lui fais des minis tentes et elle a le plus gros sourire du monde! Bientôt je lui en ferai de plus grosse où nous pourrons nous blottir pour lire une histoire.

Elle mange de mieux en mieux ses aliments solides. J'adore faire des purées, j'ai tellement hâte de lui faire goûter plus d'aliments, de lui faire des recettes juste pour elle. Elle adore me regarder cuisiné, future sous-chef en devenir! Elle a encore des reflux et des régurgitations par contre qui m'énervent. Ça ne semble pas la déranger par contre, elle ne s'en plein jamais.

Son hernie ombilicale a complètement disparu! Quel soulagement, pas de chirurgie pour ma puce. Un matin nous nous sommes levé et avons trouvés son nombril complètement entré à l'intérieur, c'était le début de la fin pour cette expérience un peu traumatisante pour tout le monde. Notre vie s'est grandement améliorée! De petits détails anodin pour tout le monde, tel qu'attacher une couche ou mettre un pantalon pour nous était un défi de tout instant! Il fallait toujours s'assurer que son nombril de 2-3 pouces ne subit pas de pression ou d'irritation, bien hydraté sa peau aussi. Maintenant tout est si simple!

Depuis qu'elle est née, les infirmières, pédiatres et spécialistes nous répètent qu'elle va avoir beaucoup de caractère et qu'elle "en a dedans" comme on dit. Plus elle grandit et plus c'est vrai. Les nombreuses visites chez l'ostéopathe vont lui aider à être plus calme, mais elle reste une petite boule d'énergie. C'est la magie des bébés prématurés, leurs systèmes nerveux n'est pas aussi mature et développé qu'un bébé né à terme ce qui occasionne plus de cas d'hyperactivité et de difficulté de concentration. Pour certain bébé c'est plus grave (on parle ici de cas lourd de TDAH médicamenté), pour d'autre c'est plus léger (comme ma puce).

Notre famille a beaucoup de difficultés à accepter cette notion. Comme ci c'était tabou, faut pas le dire. Vaudrais mieux ne jamais en parler et faire comme si ce n'était pas là, trouvons des excuses et raison absurde à la place pour expliquer quelque chose de simple! Pour notre part, nous avons décidé de nous renseigner plus, de poser beaucoup de questions et rechercher des façons de l'aider à s'outiller.

Une des craintes que nous avions, comme la plupart des parents de prématurés, était à savoir si son développement intellectuel serait bon. Le pédiatre et l'ostéopathe nous ont tout deux affirmé qu'elle était très intelligente et en avance sur les autres bébés tant qu'à son développement moteur et intellectuel. Quel soulagement!

Ma plus grande difficulté se trouve au niveau des siestes. Il y a de merveilleuses journées où elle est calme et me demande de faire des siestes. Elle attire mon attention, se blottis contre moi avec la main dans le visage et tète ses doigts les yeux fermer, dans ce cas je n'ai qu'à la bercée quelques minutes pour qu'elle s'endorme paisiblement et fait une longue et belle sieste. La plupart du temps par contre c'est une bataille interminable. Elle est surexcitée, commence à s'énerver avec tout, baille, frotte ses yeux, pique des crises pour rien. Bref, elle est à bout! Je passe 1 heure à essayer de l'endormir et finalement sa sieste ne dure que 15 minutes -_- . Moins elle dort durant la journée et plus surexcitée elle devient, plus elle est surexcitée et plus son sommeil la nuit devient difficile. Difficile à endormir puis après elle se réveille en hurlant plusieurs fois avant de finalement trouver un sommeil profond. J'y travaille, je vais trouver quelque chose qui marche pour elle. Par  contre au niveau de ses nuits je n'ai rien à dire. Elle dort toujours de 10 à 12 hr en ligne. La nuit parfois je l'entends se réveiller sur le moniteur, elle bouge et se met à téter son pouce et se rendort. Je suis tellement contente et chanceuse! J'essaie de profiter de ma nuit le plus possible car je ne sais jamais de quoi aura l'air la journée suivante!

Je suis en train de lui fabriquer des livres d'activités en tissu. Des affiches d'autonomies, des affiches également sur les émotions. Ma fille est un "bookworm" depuis qu'elle est toute mini, j'adore ça! Notre appartement est en train de se transformer en pré-maternelle tranquillement pas vite. J'ai toujours désiré être enseignante à la maternelle, je crois que d'avoir ma fille avec un petit extra à gérer me permet indirectement de réaliser mon rêve! Nous allons l'équiper en crayons et peinture pour stimuler son côté artistique et son imagination. J'adore donc ça être maman!

En résumé, mon rôle de maman deviens de plus en plus facile et mon bébé grandit bien et semble heureux. Nous gardons le cap sur les prochains six mois, nous semblons bien partis. :)

lundi 19 septembre 2016

Mon histoire de fausse fausse couche à moi.

Cette semaine j'ai lu le même article que tout le monde. Soit celui de la femme qui a fait une fausse couche à l'hôpital. Ça m'a vraiment touché parce que j'ai bien cru le vivre moi aussi, en fait, ç'aurait pu être moi!

Comme je l'ai souvent mentionnée, cela m'a pris 2 ans et demi avant de tomber enceinte. J'avais la ferme conviction que je ne pourrais jamais devenir maman. Puis mon petit "+" apparu, celui qui changea ma vie. À 6 semaines de grossesse mon monde c'est écrouler.

J'étais au travail, une journée hyper stressante était en cours, je cours aux toilettes en vitesse et tadam!!!! Du sang, pas des petites gouttes rosée, non, du sang comme un début de règle. Mon coeur s'est arrêté et je me suis mise à trembler. Je me suis dépêchée d'aller chercher une serviette sanitaire et je suis allée voir mon superviseur pour l'aviser que je devais me rendre à l'hôpital. Voilà, c'est comme ça que tout finissait. Dans ma tête c'était terminé. J'aurai été maman pendant 2 semaines. J'ai pleurée et trembler tout le 40 minutes que cela prend pour retourner à la maison. J'ai texter mon conjoint au travail pour lui dire: " je vais à l'hôpital, j'ai du sang :(" .

Arriver à l'hôpital je passe au triage. J'explique à l'infirmière ce qui m'arrive. Prise de température, prise de sang, on me dit d'aller dans la salle que le docteur allait me voir bientôt. L'infirmière me dit simplement de les aviser si les saignements s'intensifiait ou que j'étais prise de violente douleur.

J'y suis restée huit heures. Huit longues heures à attendre, à faire mon deuil. Ce jour-là il y a eu une dizaine d'ambulance qui est entrée. Donc chaque ambulance a fait que le temps d'attentes s’allongeait avant de voir un médecin. J'ai été aux toilettes une douzaine de fois pendant ce huit heures. Le vrai sang diminuait pour laisser place à du rose. J'étais assise seule sur ma petite chaise, les yeux pleins d'eau et je n'arrêtais pas de penser à ce petit bébé qui était en train de partir. Il n'était peut-être pas prêt à vivre sa vie de petit humain. Moi j'étais prête à être sa maman, mais à ce moment-là, je croyais ne jamais connaître ce bonheur.

Mon conjoint me rejoignit après sa journée de travail pour s’asseoir en silence à côté de moi. Nous étions là, à attendre un verdict. J'ai vraiment eu l'impression d'avoir été laissée en attente de voir si j'allais le perdre ou pas. Mon cas n'était pas urgent, car il n'y avait rien à faire d'autre que d'attendre de voir s'il y avait des complications. Si j'allais tomber en hémorragie ou avoir d'horrible douleurs. Je crois qu'ils m'ont en fait gardé simplement parce que je leur ai mentionnée avoir des douleurs du côté droit. Il y a eu peur que bébé ce soit logé dans une trompe, ce qui mène à une opération d'urgence pour retirer la trompe.

Au bout de mon huit heures d'attente à angoisser, pleurée, commencer à faire mon deuil, j'ai enfin vu un docteur. Elle était vraiment gentille et compatissante. Après un touché désagréable elle confirma que mon col semblait bien fermer, ce qui était bon signe. Mon taux d'hormones était bon pour le nombre de semaines que j'affirmais avoir. Par contre, l’échographie d'urgence ne révéla qu'un sac vide. Elle n'arrivait pas à voir si bébé y était toujours.  Elle me donna un papier et me dit de revenir le lendemain matin pour une échographie en radiologie d'urgence pour voir si bébé était là et au bon endroit, sinon, voir la suite des choses.

Elle m'a dit que les prochaines heures seraient cruciales, si c'est un début de fausse couche je devrais perdre du sang intensément soit remplir des serviettes maxi qui déborde en très peu de temps. Si c'est le cas, je devais revenir d'urgence à l'hôpital. Si je continuais à saigné doucement, de rester à la maison et me reposer, je devrais le mentionner lors de mon rendez-vous du lendemain. Elle ajouta que c'était triste, mais qu'il n'y avait rien à faire que d'attendre.

La nuit fut longue et pénible. Je me suis fait répéter que ce n'était pas la fin du monde, beaucoup de femmes perdent un bébé. Je n'étais pas très avancée, j'en ferai un autre! C'est la vie, le corps humain est fait que lorsqu'il y a un problème ou que le fœtus "n'est pas bon", l'utérus l’élimine.  Je savais tout ça, mais reste que ça fait très mal. Je n'avais pas l'impression d'être comprise dans ma détresse et ma peine.

Les saignements sont restés rosée et mon échographie  montra un petit grain de riz avec un pixel qui flash, son coeur battait et bébé allait très bien, le niveau de liquide était bon et le placenta semblait normal et bien en place. Quel soulagement! Au final ils conclurent que mon col était fragile et qu'ils ne savent pas pourquoi, certaines femmes ont des saignements au début d'une grossesse.

J'ai continuée d'avoir des saignements à tous les 3 semaines durant 3 à 5 jours jusqu'à mon rendez-vous de 12 semaines. Ce jour-là le docteur m'a dit de ne pas inquiéter, tout allait pour le mieux et j'ai été capable d'entendre son petit coeur battre. J'ai eu beaucoup de chance, mon bébé est une guerrière. Elle à toute une histoire cette petite grenouille là!


La prochaine fois que quelqu'un fait une fausse couche, ne lui dites pas "c'est pas grave, t'en fera un autre". Émotionnellement (et parfois physiquement) ce n'est pas aussi simple qu'en faire un autre. Une fausse couche c'est le décès d'un rêve, d'un être cher. Même si bébé a la taille d'un grain de riz, il était là et à laisser une petite cicatrice dans le coeur d'une maman.

À toutes ces mamans qui ont une petite étoile au ciel, je vous envoie un gros câlin.



mardi 13 septembre 2016

Être artisan de son propre malheur.

Il y a des gens qui semblent avoir le bonheur facile. Je crois que c'est mon cas. J'ai gardée une partie de mon coeur et ma tête d'enfant. J'arrive encore à m'arrêter deux minutes et nourrir mon âme de bonheur à la vu d'un lever de soleil ou du tout premier (et du 32 000e d’ailleurs!) flocon de neige. Je suis aussi très hyperactive, donc la vu du tout premier flocon de neige me rend INSUPPORTABLE. Je sais que parfois, (non souvent) il y a des gens qui n'ont qu'une envie, me crier "VA CHIER TOI ET TON BONHEUR PARFAIT!". Je me le suis déjà fait crier dans une partie très sombre de ma vie ou tout s'écroulait. En fait, la vie n'est pas parfaite, loin de là! La vie est souvent injuste. Elle décharge son lot de marde sur ma tête de temps à autre comme tout le monde. 

Quand la vie te donne du citron, fais-en de la limonade. Ça c'est vrai en TA! J'ai eu mon lot de malheur, j'ai pleurés ma vie plus d'une fois. Je continue d'en recevoir, des chargements de marde. Quand la vie ne va plus, j'essaie de trouver quelque chose pour contrebalancer le tout. Si la vie m'envoie un obstacle douloureux, une épreuve qui fait mal, j'essaie de trouver quelque chose qui me rend heureuse et je me lance à fond là-dedans. Ça m'aide à "dealer" avec le bout qui fait mal. Le bonheur il ne vient pas tout seul, faut le créer. Si la vie te fait tomber dans la merde, tu auras beau te rouler dedans de tout bord tout côté, y a personne qui va te ramasser et te donner une poignée de bonheur. Tu peux pas toujours attendre que quelqu'un te ramasse. Que quelqu'un te tien la main pendant que tu traverses ton bout de malheur. Tu peux pas toujours dépendre de ça, un jour faut ce botter le cul et avancer sans les petites roues. 

Puis avancer, oui avancer! Arrêter de vivre dans le passer, arrêter de s’apitoyer sur son sort, de vivre et revivre ce qui fait mal parce que sa excuse tout. Non, ça fait juste te rendre désagréable! Tu finis par manquer toutes les belles choses qui pourraient t'arriver, tu n'arrives pas à apprécier le moment présent, parce que tu travail trop fort à préserver ton malheur, à le nourrir. Ça attire l'attention, un certain temps, puis les gens se lasse et passe à autre chose. C'est à ce moment que généralement, les gens ce créé un autre malheur, parce que le bonheur, ça n'attire pas l'attention. Ça fait crissement du bien par exemple! T'essaiera, tu verras. 

J'essaie de ne pas m'entourer de gens toujours négatifs. J'ai remarqué avec le temps que ce genre de personne influence mon mental. À force de broyer du noir autour de moi, mon humeur devient maussade et j'ai plus de difficultés à trouver du beau. Ces gens la draine toute mon énergie. Souvent ils ne s'en rendent même pas compte! 

La vie nous a lancer un boulet il y a quelques semaines. Nous avons l'impression que la vie s’effrite sous nos pieds, un obstacle dans notre vie qui arrive plus tôt que prévu. Nous n'étions pas prêts à y faire face, mais comme c'est là et que nous n'avons pas le choix et bien nous devons nous y faire. Cela c'est fait avec pleur et rage parce que le malheur, faut l'extérioriser. Puis nous avons pris des décisions pour construire un peu de bonheur et de beau au travers de tout ça. S'enraciner et se faire un cocon d'amour pour être plus fort et affronter les obstacles. Il y aura d'autre pleure, d'autre frustration, mais nous aurons un projet sur lequel garder le cap. Pour garder la tête hors de l'eau. La vie nous à lancer un citron, nous essayerons d'en faire de la limonade.